SOITEC Comptes 2013/2014 : des pertes équivalentes à 95 % du chiffre d’affaires

IAE de Franche-Comté

En 1992, André-Jacques Auberton-Hervé 1 et Jean-Michel Lamure, ingénieurs au CEA-Leti de Grenoble 2 créent Soitec pour produire du SOI (Silicium Sur Isolant), la matière première de l’industrie électronique. Vingt ans après, Soitec compte près de 1 300 salariés 3 (72 % en France), dont 44 % de cadres et ingénieurs, pour un salaire moyen de 44 K€ 4, et des implantations industrielles et centres de R&D à Grenoble, à Singapour, en Allemagne et aux Etats-Unis. Avec plus de 10% du CA dédié à la R&D, un portefeuille de 3 000 brevets et deux cents nouveaux déposés mondialement par an, Soitec figure parmi les 30 sociétés les plus actives en matière de dépôt de brevet.
Mais depuis 2010, le groupe est victime du déclin des ventes de PC que ne compensent pas les nouveaux développements dans le marché de la mobilité (tablette et smartphone) et la diversification dans le solaire : le chiffre d’affaires ressort en baisse de 6 %, à 247 Ms pour l’exercice clos au 31 mars 2014 (contre 263 en 2013 et 323 en 2012) et les pertes se creusent à 237 Ms (contre une perte de 209 Ms en 2013 en 56 Ms en 2012).




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