L’efficacité informationnelle des marchés (7) : l’incertitude radicale

Christian Walter
Titulaire de la Chaire Ethique et finance, Collège d'études mondiales, Fondation Maison des sciences de l'homme

Lorsqu’il faut agir devant l’inconnu, trois situations existent, qui représentent trois sortes d’incertitude à laquelle on fait face. Dans la première, il est possible de connaître a priori les probabilités des états futurs du monde, comme pour un dé : l’incertitude est mesurable par des probabilités “objectives“ (elles ne dépendent pas de notre opinion sur le dé). Dans la deuxième situation, on ne connaît pas à l’avance les probabilités, comme pour une urne dans laquelle des boules de deux couleurs sont dans une proportion inconnue. Mais on peut progressivement, à force de tirages répétés, s’en faire une idée a posteriori : l’incertitude est mesurable par des probabilités “subjectives“ (chacun peut se faire son idée sur la proportion). Enfin, une troisième situation existe dans laquelle l’incertitude n’est pas mesurable et est alors qualifiée de radicale.




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